W. Advocate
88/100
J. Suckling
93/100

Château Lagrange

Les Fiefs De Lagrange 2016

Vin Rouge / Bordeaux / Saint-Julien Aop / Second Vin Du Château / bouteille 75cl / 13 °
  • Aromatique
  • Structuré
  • Juteux
Le second vin du Ch. Lagrange, Troisième Grand Cru Classé 1855
Une production viticole référencée depuis le XIIIe siècle
Élaboré dans la même veine qualitative que le Cru Classé
Des procédés biologiques et biodynamiques (non certifiés)
Élevage de 13 mois en fût de chêne dont 20% de bois neuf
L'avis du sommelier
note

Un classique d'une qualité irréprochable

  • Marque Château Lagrange
  • Appellation Saint-Julien Aop
  • Millésime 2016
  • Couleur Rouge
  • Cépage(s) Cabernet-Sauvignon / Merlot / Petit Verdot
  • Degré 13 °
  • Type de culture Viticulture Raisonnee
  • Temps de garde Jusqu'en 2028
  • Température de service Entre 16 Et 18 C
  • Carafage Oui
  • Mets & Vins Charcuterie Fine
    Gibiers En Sauce
    Terrine De Campagne
    Viandes Grillées
Région
Bordeaux
Pays Origine
France
Classement
Second Vin Du Château
Fermeture
Bouchon
Présentation
Caisse Bois De 3
Contenance
Bouteille 75cl
Super famille
Vin
Famille
Bordeaux Rouge
Sous Famille
Saint-Julien
Pays de fabrication
France
Volume total
0.75 L
Bio
Non
Code Pays
Fr
000383067

Dégustation

Robe grenat, sombre et brillante.
Nez intensément fruité, cassis, myrtille, cerise noire et réglisse.
Une bouche très fraîche, juteuse, aux tanins présents mais souples.
Agréable à déguster et doté d’une belle énergie.

L'info en +

Le second vin du Château Lagrange, Troisième Grand Cru Classé 1855 en AOC Saint-Julien.

Élaboré dans la même veine qualitative que le Cru Classé, ce vin concentré dévoile une charpente souple et arrondie. Le fruit et le plaisir immédiat sont mis à l’honneur, mais sa structure lui permet de reposer quelques années en cave.

Le millésime vu par la propriété : " nous avons récolté les raisins les plus riches dans l’histoire moderne du Domaine."

Tel un temple au milieu des vignes, Château Lagrange règne sur une mer ondulante de vignes toutes dévouées à Saint-Julien, martyr bienheureux à en juger par sa réputation œnologique.

Superbe propriété : l'allée de cailloux blancs, d'allure rectiligne, est une véritable prouesse dans ce paysage tourmenté de croupes indolentes. L'entreprise Suntory, propriétaire des lieux n'est pas étrangère à ce souci du détail, du caillou lavé, du trait de râteau continu, bref du jardin zen.

Un chai moderne qui bénéficie de tout ce à quoi un grand vin peut exiger est conduit sous la houlette de Marcel Ducasse, qui mène un élevage et une sélection tout aussi suivis que rigoureux.

Le Château Lagrange possède depuis 1983 un second vin : les Fiefs de Lagrange et depuis 1997, un vin blanc sec qui porte le nom de « Les Arums de Lagrange ».

Robert Parker : « Depuis 1985, les vins du Château Lagrange manifestent une profondeur gustative impressionnante, quantité de tanins et de chêne neuf grillé, ainsi qu'un style savoureux et luxuriant. En outre, les prix sont raisonnables compte tenu de la qualité actuelle. »

Depuis 2008, la propriété applique des procédés biologiques et biodynamiques sans prétendre à la certification. Participe au Système de Management Environnemental des vins de Bordeaux. Certification ISO 14001 en 2017.
Même si la production viticole sur les terres du Château Lagrange sont référencées depuis le 13ème siècle, la première mise en lumière du domaine est à mettre à l’actif du baron de Brane, qui en fût propriétaire au 18ème siècle. Mais c’est réellement sous l’ère du comte Dûchatel, Ministre de l’Intérieur de Louis-Philippe, membre de l’Académie des Beaux-Arts et propriétaire du domaine de 1842 à 1874 que le Château Lagrange a gagné ses lettres de noblesses.

Fort de nombreuses innovations, dont une fabrique de drains et grâce à un agrandissement conséquent du vignoble, le Château Lagrange est passé du côté des grands vins en obtenant son classement en Troisième Grand Cru de Médoc en 1855. Après le décès du comte, plongé dans la tourmente à cause des maladies des vignes, des guerres et autres crises successives, le domaine tombe dans une spirale descendante et ses propriétaires successifs vendent tour à tour d’importantes parcelles du vignoble, notamment en 1970 au profit des Châteaux Ducru-Beaucaillou et Gloria.

La renaissance viendra en 1983, quand le groupe de boissons japonais Suntory rachète le domaine à la famille Cendoya. Le vignoble, réduit à 57 hectares, a un besoin urgent d’investissements : les chais et le château sont rénovés, le vignoble est progressivement étendu pour retrouver sa taille originelle et la gestion du domaine est confiée à l’œnologue Marcel Ducasse.

L’équipe technique, dirigée depuis 2013 par Mathieu Bordes et conseillée par l’œnologue Eric Boissenot a en charge les 118 hectares de vignes situés sur la commune de Beychevelle. Planté sur deux croupes de graves mêlées de sable et d’argile riche en fer en cabernet sauvignon, merlot, petit verdot pour les rouges et en sauvignon, sémillon et muscadelle pour les blancs, le vignoble est travaillé avec une limite des rendements. A cours d’ambition dans les années 80, le Château Lagrange joue désormais dans la cour des grands et peut se féliciter d’avoir été le premier domaine à utiliser une machine à tri optique, alors qu’une étude poussée des sols a permis de créer un cuvier parfaitement adapté aux vinifications parcellaires.

Sous pavillon japonais, le Château Lagrange a réussi à s’imposer comme une valeur sûre de l'appellation Saint-Julien, retrouvant légitimement l’intérêt des amateurs et le respect de ses pairs grâce à l’implication constante de Keizo Saiji, président de Suntory. Régulier, élégant, bien construit et abordable, il a aujourd’hui tout ce qu’il faut pour se faire une place dans cet univers très concurrentiel.
Depuis 1996, le Château Lagrange a rejoint les rares domaines du Médoc à produire un vin blanc : Les Arums de Lagrange.

Les Fiefs de Lagrange, le second vin du domaine est produit, lui, depuis 1983.
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Située sur la Rive Gauche du vignoble bordelais, l’appellation Saint-Julien est basée sur la commune de Saint-Julien-Beychevelle. Le terroir de Saint-Julien de par sa topographie et sa pédologie, convient parfaitement à la culture de la vigne. De ce fait on note pas moins de cinq Seconds Crus, deux Troisièmes et Quatrièmes Crus figurant au classement de 1855. La superficie totale des vignobles pouvant bénéficier de cette appellation est actuellement d’environ 906 hectares, soit 5.87% du vignoble médocain. L’encépagement est composé de Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Carmenère, Merlot rouge, Côt ou Malbec et Petit Verdot. Saint-Julien produit des vins qui offrent un fruit généreux, de la douceur, de la finesse, sans oublier de la matière riche et fraîche. Les Saint-Julien ont la délicatesse des Margaux et la richesse des Pauillac. S’il n’existe pas de Premier Cru dans cette appellation, il n’en reste pas moins que les Deuxième Grand Cru sont capables de surpasser certains premiers, tel le Château Léoville Barton, Château Léoville Las Cases… Que l’amateur de jolis vins le sache : l’appellation Saint-Julien est généralement superbe…